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Hautes inspirations – exposition en ligne d’œuvres du Musée national d’art de Chine

Exposition thématique « Activation des collections » du Musée national d’art de Chine

Hautes aspirations

Calligraphie de Yu Youren et de Gao Ershi

Avant-propos

Dans les cercles de la calligraphie du XXe siècle, Messieurs Yu Youren et Gao Ershi se distinguent chacun par leur style d’écriture cursive unique. Les deux personnalités bien que de milieux et de destinées différents, et de tradition de maître à disciple distincte, ont chacune dans leur domaine artistique réalisé un labour diligent et un accomplissement exceptionnel.

 Yu Youren est un homme politique, éducateur et calligraphe. Sa calligraphie adonnée au cursif à travers l’esprit des inscriptions sur tablette fusionne avec les Cent Écoles pour former un style artistique puissamment généreux à l’aisance naturelle, loué de « saint du cursif de Sanyuan ». Parallèlement, il se consacre également au travail de standardisation et de normalisation de l’écriture cursive, fonde la Société d’écriture cursive standard investie dans l’ordonnancement et la synthèse du système calligraphique cursif au cours des siècles, établissant le principe de « facile à lire, facile à écrire, exact et beau » lequel fixe une norme des caractères d’écriture cursifs, par son bénéfice aux générations postérieures contribution éminente.

Gao Ershi est un savant, poète, calligraphe, érudit des études chinoises, spécialiste du Zhouyi, de poésie et littérature, de science et de calligraphie, appelé « élévation unique de sous le ciel ». Sa calligraphie extraite de l’antique pénétrée en l’actuel, au sein de la tendance moderne à l’étude des inscriptions sur tablette, s’inscrit singulièrement dans la tradition de l’étude des modèles calligraphiques livresques, authentique richesse de l’aptitude à la difficulté témoignant de sa noblesse de caractère. Son étude de la calligraphie construite sur la base du cursif de mémorial au trône, participant de l’esprit du pinceau des Maîtres Wang Xizhi, Tang Taizong, Sun Guoting, Zhang Xu, Yang Ningshi, Song Ke, assortie au cursif ample et au petit cursif d’époque constitue un genre unique, force robuste du pinceau et méthode subtile du tracé surpassent ses prédécesseurs capables. Il affirma lui-même : « À travers les siècles et parmi les multiples écoles, j’extrais le supérieur et délaisse l’insuffisant, pour en obtenir l’ensemble et à la fois en transcender la substance », digne d’un « saint du cursif d’une époque ».

En 1965, Gao Ershi et Guo Moruo débattirent de l’authenticité du Pavillon des orchidées. Gao Ershi d’avis original rédigea le texte Correctif à l’authenticité de la Préface au Pavillon des orchidées dont l’argumentation rigoureuse et les références probantes corroborèrent l’authenticité de la Préface ; démonstration de son esprit académique et de sa nature morale « spontanément non enclins à suivre dans l’établissement du raisonnement les opinions d’autrui ». Ce débat, en raison de l’approbation du Président Mao Zedong selon lequel « mieux valait que fût ce procès à l’encre et au pinceau plutôt que non » l’article de Gao Ershi fut publié, suscitant une immense répercussion dans les cercles littéraires. Yu Youren et Gao Ershi étaient d’anciennes connaissances, Yu Youshi de plus de vingt ans l’aîné de Gao Ershi, leur amitié célébrait l’oubli des années. Gao Ershi en réponse à l’invitation de Yu Youren composa en 1947 une dizaine de poèmes pour la Fête des bateaux-dragons et la Fête du double neuf (cf. Poésie conservée de Gao Ershi), témoignage du lien de longue date entre les deux personnes.

En 1973, Gao Ershi composa le poème Alors qu’advient la création de mon registre de calligraphie cursive, Deuil de l’aîné confiant son affliction : « Sanyuan loua ma calligraphie digne de maître, exagération de mes travaux. L’aîné à la barbe est capable en cursif, le mien j’en doute, mon écrit acier-courbé ne profite guère au monde. De niveau inférieur à l’origine dépourvu de la passion de Li Bai, mon collègue et ami disparu je verse des larmes intermittentes. Qui l’égale des anciens et contemporains en talent et en intelligence ? Maintenant lire Yang et Bo, Jiangdong éternel. Je pense à Yu, je pense à Yu que difficilement je rencontrerai à nouveau. » Sentiment ardent, reflet de l’intentionnalité.

« Pêcher et poirier au vent printanier, une coupe d’alcool » du passé à aujourd’hui, les deux confidents après avoir traversé plus d’un demi-siècle « fleuves et lacs de nuits et de pluies » se retrouvent au Musée national d’art de Chine, narrent à nouveau leurs liens prédestinés en poèmes, quel bonheur pour eux, bonheur pour les cercles de calligraphie, bonheur pour la culture chinoise !

Musée national d’art de Chine

INFORMATIONS

Du 20 juin 2022 au 31 décembre 2022

Exposition en ligne du Centre culturel de Chine

Organisateurs : Musée d'art national de Chine, Centre culturel de Chine à Paris

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Commentaires

  • FRANCOISE KUHN

    Bonjour
    Je n’arrive pas à agrandir suffisamment pour voir.
    Les photos sont trop « flou » pour moi.
    Vous ne pensez toujours pas à reouvrir au public ?
    Dommage, je ne viens que 2 fois par an sur Paris et je préférais voir les expo sur place
    Bonne continuation

    Répondre

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