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Rayonnement de la pensée bouddhique (partie II.)

L’Interaction du bouddhisme et de la culture chinoise

 

Dans son essence – nous l’avons vu au cours du précédent cycle de conférences (année 2018-2019) –, le bouddhisme, importé de l’Inde dès les premiers siècles de notre ère, rompait par sa théorie du Salut avec les courants structurels de la pensée chinoise antique et classique (tels que le confucianisme et le taoïsme).

 

Pourtant, l’enseignement du Buddha, en sa philosophie conséquente si singulière, gagna les esprits et devint même la « religion d’État » du VIe au milieu du IXe siècle, pour ensuite se voir mentionné au nombre des « trois enseignements » (san jiao 三教) constitutifs de la Pensée et de la Culture chinoise. Légitimité reconnue, qui plaçait désormais le bouddhisme aux côtés des deux courants classiques précédemment mentionnés.

 

La sinisation qui s’est ainsi opérée, donnant naissance à un « bouddhisme chinois » caractérisé, est un témoignage éloquent d’ouverture et du génie d’assimilation propres à la Chine. Toutes choses entendues, généralement. Cependant se trouve ici masquée une réciprocité non négligeable : l’interaction du bouddhisme et de la pensée chinoise princeps. Deux voies fort distantes, même conflictuelles, au départ, et finalement convergentes sous certains rapports grâce au stimulus d’un questionnement philosophique et culturel auquel incitait la pensée bouddhique.

 

Ainsi apparurent vers les Xe-XIIe siècle des thèses nouvelles au sein de l’orthodoxie de la pensée chinoise ancestrale, thèses que les historiens modernes qualifient par les vocables de néo-confucianisme et néo-taoïsme. Il est clair que la doctrine bouddhique ajoutait un crucial moment de réflexion dans l’histoire de la pensée chinoise, comme dans celle de son art et de ses lettres ; pour tout dire, de sa Culture.

 

L’exposé de ces interactions est le sujet de ce second cycle de conférences, au nombre de cinq (de décembre 2019 à mai 2020), sur ces deux aspects de la Question. Il s’appuiera sur des œuvres artistiques et littéraires majeures.

 

Intervenant : Jacques Giès, ancien président du Musée national des arts asiatiques – Guimet et Inspecteur général des Affaires culturelles au Ministère de la Culture et de la Communication, est un sinologue et un historien de l'art mondialement reconnu dans le domaine de l’art bouddhique en Chine et en Sérinde (Asie centrale orientale), ainsi que dans celui de l’histoire de la peinture chinoise.

 

 

Informations pratiques

Mardi 28 avril 2020 à 19:00

Auditorium du Centre culturel de Chine à Paris

 

Réservation :

01 53 59 59 20

cccparisinfo@gmail.com


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