Conférence : Développement et transmission de l'art chinois de Dunhuang

 

L'art de Dunhuang

 

« La longue histoire du monde et les vastes territoires ont vu naître des civilisations, mais l'on compte seulement quatre systèmes culturels qui ont eu une profonde influence sur le monde : le système culturel de la Chine, de l'Inde, de la Grèce et d'Israël. Et il n'y a qu'un seul endroit au monde où ces quatre systèmes culturels se rencontrent, il s'agit des régions de Dunhuang et de Xinjiang en Chine. »

 

Ji Xianlin - Indologue, linguiste, paléographe, historien, écrivain et dunhuangologue chinois

 

Dunhuang, ou Touen-Houang, est une ville-district située dans la province du Gansu au nord-est de la Chine. Elle est souvent comparée à un oasis car elle est cernée par le désert.

 

A l'origine, Dunhuang était le poste de contrôle de l'ancienne Route de la soie, qui reliait l'Asie et l'Europe depuis Chang'an (l'actuel Xi’an) en Chine jusqu’à Antioche en Syrie.

 

Le district de Dunhuang abrite plusieurs grottes-musées dont les plus anciennes remonteraient à près de 1 600 ans. Les plus connues sont les grottes de Mogao (ou Grottes des mille Bouddhas), situées à 25 kilomètres de la ville. Composées de 735 grottes (dont 492 contenants des peintures murales et des sculptures) qui s'étendent sur près de deux kilomètres du nord au sud, les grottes de Mogao ont été creusées à même la paroi rocheuse dès le IVème siècle par des moines bouddhistes. Elles abritent plus de 45 000 m² de peintures murales, 2 400 sculptures colorées et cinq édifices en bois des dynasties Tang et Song.

 

L'art bouddhiste des grottes de Mogao est très particulier : il a permis la préservation d'un système complet de trésors de l'art chinois, depuis le IVème siècle jusqu'au XIVème siècle, avec la conservation de plus de mille peintures murales, de sculptures ou d'édifices qui témoignent du développement et l'évolution de l'art bouddhiste des dynasties passées.

 

Intervenant :

 

Saône Chang (Chang Shana 常沙娜 en chinois), est née en 1931 à Lyon, d'où son prénom français choisi en référence à la rivière qui traverse la ville.

 

Fille de Chang Shuhong (常书鸿), surnommé le « Saint patron de Dunhuang » et fondateur des études de Dunhuang, Saône Chang pratique l'art dès son plus jeune âge aux côtés de son père.

 

En 1948, alors âgée de 17 ans, Saône Chang par étudier aux Etats-Unis et intègre l’Ecole des Beaux-Arts de Boston. À son retour en Chine en 1950, elle fait la connaissance de Lin Huiyin, architecte renommée de l’époque, pour qui elle commence à travailler en tant qu’assistante au Département de l’architecture à l’Université Tsinghua, qui deviendra au milieu des années 1950 une des universités chinoises les plus prestigieuses dans l’artisanat et le design.

 

Saône Chang fut promue Vice-présidente de l’Académie centrale de l’artisanat en 1982. Un an plus tard, elle devient Présidente de l’Académie, poste qu’elle occupera pendant 15 ans.

 

Aujourd’hui retraitée, Saône Chang réside à Pékin.

 

 

Informations pratiques

Mardi 13 novembre 2018 à 19:00

Auditorium du Centre culturel de Chine à Paris

 

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