Patrimoine immatériel du Gansu

 

Charme du patrimoine culturel immatériel (PCI) du Gansu

 

La province du Gansu (abrégée en Gan ou Long) de l’Ouest de la Chine se trouve en amont du fleuve Jaune et appartenait dans l’antiquité à Yongzhou, l’une des neuf provinces avant l’établissement de la dynastie Qin. À l’est, elle est limitrophe de la province du Shaanxi ; au sud, elle domine sur la ville de Chongqing, la province du Sichuan et la région de Qinghai ; à l’ouest, elle partage les frontières avec la province du Xinjiang ; au nord, elle défend la Mongolie intérieure et la province du Ningxia. Elle est située à la jonction du plateau de Lœss, du plateau tibétain et du plateau mogol. C’est là où les trois grands réseaux de drainage, soit le bassin du fleuve Jaune, celui du fleuve Yangtsé et celui des rivières endoréiques serpentent et dérivent. Sa forme géographique est comme un sceptre « Ruyi » en jade dont le manche est étroit et la tête ressemble au champignon d’immortalité « lingzhi ». Elle dispose d’un vaste territoire et des paysages pittoresques : le plateau de Lœss, la prairie immense, le grand désert de Gobi et les glaciers immaculés composent un tableau grandiose.

 

La province du Gansu est une région où habitent ensemble beaucoup d’ethnies. Pour l’instant, 55 ethnies minoritaires y habitent dont les Dongxiang, les Boan et les Yugurs que l'on ne trouve nulle part ailleurs. De génération en génération, le peuple habitant sur cette terre a créé, avec diligence et intelligence, une culture traditionnelle riche et profonde. Le chant ethnique Hua’er, le théâtre d’ombres chinoises de Daoqing du district de Huan et l’épopée du roi Gesar des Tujias sont inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’humanité de l’UNESCO. Pour le moment, la province du Gansu possède 68 éléments sur la liste représentative du PCI au niveau national : le théâtre Qinqiang, le Long Ju, le théâtre Gaoshan (genres d’opéra traditionnel chinois), la broderie de sachet parfumé de Qingyang, la coupe en jade précieux sculptée, la cérémonie d’hommage rendue à Taihao Fuxi… Elle compte également 493 éléments du PCI au niveau provincial comme l’école des arts martiaux de Kongtong, la lampe tournante de Dongshan, le transport en chameaux de Minqin…

 

Jusqu’à nos jours, ces patrimoines culturels immatériels à la fois riches et profonds se transmettent de génération en génération de façon continue par voie orale parmi le peuple. Ils constituent le paysage culturel vif du Gansu tout en gardant les charmes éternels artistiques et les valeurs particulières du folklore.

 

Danses folkloriques de Zhouqu

 

Les danses folkloriques s’inscrivent sur la liste du PCI à l’échelon national. Le district de Zhouqu se trouve dans la préfecture autonomne de l’ethnie tibétaine de Gannan de la Province du Gansu. Réputé comme « le petit Sud du fleuve Yangtsé des régions tibétaines », il est comme une perle éblouissante qui au centre de l’« empire du Milieu ». Les danses folkloriques de Zhouqu sont à la mode dans 19 districts locaux. Les danses de Zhouqu sont singulières et différentes l’une de l’autre, dont la danse Luoluo, la danse Baizhen, la danse du grelot de chevaux et la danse du frappement sont les plus représentatives.

Gourde sculptée de Lanzhou

 

La gourde sculptée de Lanzhou est un élément du PCI de la province du Gansu. Les artisans se servent principalement du burin et de l’aiguille pour inscrire le poème, la calligraphie et le tableau sur la gourde. Les motifs sont divers et les traits sont clairs. Les artisans mettent beaucoup d’accent sur l’idée qui en ressort. La gourde sculptée de Lanzhou aux ardents attraits artistiques présente ainsi de fortes caractéristiques des ethnies locales.

École de Kongtong

 

L’école de Kongtong est un élément du PCI de la province du Gansu. Elle fait partie des cinq grandes écoles d’origne des arts martiaux avec celles de Shaolin, de Wudang, d’Emei et de Kunlun. L’école de Kongtong se lie étroitement avec la culture du Taoïsme. Doté d’un style particulier, mystérieuse et même étrange, elle est vraiment une fleur rare des arts martiaux chinois. Elle tire son origine de la pittoresque montagne de Kongtong, site touristique ayant reçu le titre d’attraction tourstique nationale de niveau 5A. Les procédés, les mouvements et les techniques d’attaque de Kongtong s’intègrent en un seul ensemble. Les arts martiaux de Kongtong, dont l’objectif est de renforcer le corps par les techniques d’attaque et d’augmenter la force, se préoccupent beaucoup de la mise en pratique des techniques de combat.

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